Il était une fois... Dragon Bal...
L’histoire, fabuleuse et improbable, commence en 1993.
Cette année-là, Alex se rendit pour la première fois à la Mandragore, club mythique s’il en est, où Jack était aux platines.
Cette soirée fut pour lui comme une révélation. Il devint ensuite un client fanatique des non moins mythiques soirées Trans’illusion. A partir de 1994, il se rendit régulièrement à Sound System à Avignon, où il rencontra Cedr’x puis Ralph.
Les idées les plus folles s’échangèrent. Ralph lui parla de ses amis djs, Miloch et Patrice Moore. L’aventure prit alors un nouveau tour. Alex décida d’organiser des soirées pour lesquelles il trouva un nom sympa : Dragon Bal. Ralph s’occuperait des line-ups ; les flyers seraient faits à la main et photocopiés. La machine infernale était lancée.
La première soirée eut lieu en février 1995 à Bédarrides, dans une ferme, quelque part entre Carpentras et Avignon. 400 personnes y assistèrent.
La fête dura deux jours non-stop ! Mad Production y assista en touriste. La soirée remporta un tel succès qu’Alex se dit que l’erreur la plus grande serait de ne pas recommencer.
Il eut alors l’idée de la quête des sept boules de cristal qui, dans Dragon Ball, permettent d’invoquer le dragon sacré et de réaliser n’importe quel vœu.
La deuxième soirée se déroula à Roquemaure, dans le Gard, en avril 1995, et réunît 800 personnes. Pour la première fois, Mad Production s’occupa du son. Le line-up et l’ambiance furent de pure folie ; une Spaghetti Party fut même organisée le matin.
Un mois plus tard, eut lieu la troisième Dragon Bal, dans une carrière, à Boulbon, entre Avignon et Tarascon. La soirée prit une autre dimension et accueillit plus de 2 000 raveurs venus de tout le Sud. Kevin Scherschel y joua pour la première fois le Da Funk. Ce fut l’explosion des Dragon Bals.
Désormais, tout le grand Sud, de Marseille à Nice, de Lyon à Perpignan, ne parlait plus que de ces fameuses soirées, parce qu’elles étaient organisées en plein air, dans des lieux originaux et sympas ; parce que l’ambiance et la qualité musicale y étaient garanties ; parce qu’enfin, tous les meilleurs djs du Sud y étaient présents, que ce soit l’équipe Tekmics, celle de Sound System, de Ready Made, de Happy People at Work ou encore des Pinguins.
Ces soirées, organisées par une bande de potes avec Alex à leur tête, apportèrent au public une liberté totale qui n’était pas présente jusque-là. La décoration par les artistes de Sub Teuf et les stands ajoutèrent une atmosphère de fête très conviviale. Coïncidence suprême, à chaque fois, la pleine lune brillait de mille éclats...
Les autorités, qui ne voyaient pas les choses sous cet angle, se retrouvèrent totalement impuissantes faces à un mouvement qui prenait de l’ampleur et qui les dépassait totalement. Même si, très régulièrement, Alex était placé en garde à vue, il ne se découragea pas pour autant et décida de se lancer un nouveau défi : organiser une soirée au bord de la mer.
Pour cela, il demanda une autorisation pour le tournage d’un clip à la plage des Salins de Giraud afin de pouvoir faire passer les camions de son. Il décida de se lâcher : murs d’enceintes, scène de douze mètres de long, feu d’artifice, Jack et Manu le Malin aux platines.
Au total, 4 000 personnes débarquèrent, le 13 juillet, sur la plage. Beaucoup se perdirent dans les Salins, mais toutes finirent par rejoindre la soirée, qui fut considérée par beaucoup comme la plus belle soirée ayant eu lieu en France.
La cinquième soirée, qui devait avoir lieu le 5 août, fut annulée : les autorités, qui ne lâchaient plus Alex, firent pression sur le propriétaire du lieu pour qu’il annule le contrat de location. Parallèlement, le mois d’août vit éclore des soirées dans tous les recoins du Sud de la France. Dragon Bal avait fait des petits, et tout le monde se mettait à organiser des soirées en plein air.
Les Pinguins, qui organisaient chaque année une soirée dans les Arènes de Nîmes, les fameuses Boréalis, proposèrent à Alex de s’occuper de l’organisation de l’After officiel, qui eut lieu dans un petit village à quelques kilomètres de Nîmes, et réunît plus de 3 000 personnes.
C’est à ce moment-là que les lecteurs de Coda Magazine élirent Boréalis première organisation de France et décernèrent à Dragon Bal la médaille d’argent.
Le samedi 2 septembre, la septième Dragon Bal se déroula à Bollène, dans un camping. Le lieu était comme d’habitude sympa, mais le public ne suivit pas. Sans doute le lieu était-il trop éloigné, mais surtout, les gendarmes attendaient les teufeurs à l’entrée.
800 personnes environ participèrent à la soirée. Malheureusement, pour la première fois, des problèmes de casse apparurent sur le parking.
L’été prit fin, et la quête était achevée. Une dernière soirée, « Le final », fut organisée le 30 septembre, à Roquemaure, dans la manade où avait eu lieu la deuxième Dragon Bal.
Pour l’occasion, le line-up avait été séparé en deux : d’un côté la salle techno sous chapiteau et, de l’autre, le dancefloor groove en plein air. La musique dura plus de seize heures. Cette fois, le flyer était en couleur... Plus de 7 000 personnes débarquèrent des quatre coins de France. Les organisateurs se retrouvèrent débordés par une masse de teufeurs survoltés venus célébrer l’événement.
Alex et ses associés comprirent la nécessité de légaliser les soirées. Commença alors le long combat pour la reconnaissance et la légalisation de la techno dans le Sud de la France.
La première soirée officielle se déroula dans un hall du Parc des expositions d’Avignon pour halloween. Ce fut la première Dragon Bal Hardcore. 3 000 personnes y assistèrent. Le matin, Solar Quest passa dans le public avec sa cornemuse, et l’équipe des Psychiatriques clôtura la fête.
Suivirent ensuite une vingtaine de soirées, dont les plus importantes furent les trois anniversaires Tekmics/Dragon Bal. Pour celui de février 1996, qui réunît plus de 4 000 personnes dans un hangar à Marseille, Miss Kittin chanta pour la première fois en public.
Dans le cadre des soirées organisées au Parc des expositions d’Avignon, la Dragon Bal/Euphoria et la Diamon accueillirent plus de 5 000 personnes. Les jours de l’an 1997 et 1998 marquèrent également les esprits.
Beaucoup d’autres soirées eurent lieu en club, dans des manades ou bien encore dans des fermes : la Rave Orange, les DBA, les Dragon Bal Résistance, la Dead or Alive, la Retro-rava, les Lou Balleti dou Dragoun etc.
L’aventure prit fin en 1998, après trois années de fête intense. La répression sévère, les jalousies, les problèmes liés aux casses de voitures, la concurrence et le tournant du milieu techno en général mirent fin à cette formidable épopée qui fit danser plusieurs milliers de personnes, et où plus de 200 artistes de toute l’Europe jouèrent en live ou en dj.
Merci aux nombreuses personnes qui ont permis à Dragon Bal de devenir une
légende.
2004... Dragon Bal est de retour à Marseille. Six ans d’absence.... c’est long !
Alex et son équipe comptent bien y mettre un terme !
Samedi 21 Février 2004, le Dock des Suds de Marseille accueille Dave Clarke, Miss Kittin, Tiga, Jori Hulkkonen, Jack de Marseille ..... 27 artistes pour douze heures de Mix ! Plus de 5 000 personnes répondent présent pour ce grand retour !
Samedi 9 Avril 2005, Dragon Bal fête ses dix ans au Dock des Suds ! Pour cette occasion Funk D’Void, The Advent et The Hacker sont de la fête ; les 4 000 teufeurs réunis sont hystériques !
Encore une Dragon Bal en préparation au Dock des Suds de Marseille, programmée
pour le 19 novembre 2005 !
Malheureusement, deux mois avant la soirée, un incendie dévaste, en une nuit, ce lieu
mythique !
Une catastrophe ! La soirée est reportée, dans l’urgence, au Parc Chanot.
Le Samedi 18 Février 2006, la Dragon Bal « Don’t cry deejay ! » remporte un
extraordinaire succès avec plus de 6 600 personnes !
Dans sa foulée, Flavor prépare sa prochaine soirée qui a lieu pour la première fois à Nîmes, en plein air. 21 Djs, quatorze Lives, douze heures de Mix pour la Dragon Bal « Nîmes is Burning ! » avec, entre autres, Thomas Schumacher, Slam, Funk D’Void, Hardfloor, Paul Kalkbrenner, Damian Lazarus, Tekel, Mark Broom... Le succès est une fois de plus au rendez-vous avec plus de 7000 personnes !!
Samedi 4 novembre 2006, DRAGON BAL au Nouveau Dock des Suds : Carl Craig, Anthony Rother, Reinhard Voigh… et bien d’autres pour fêter la réouverture de cette salle mythique ! 4500 personnes ont répondu présente !
D'autres évènemens suivirent au énith de ntpellier le 14 avril 2007 avec SPEEDY J et UMEK !! Tous simplement excepionnel !
Et biensûr la B-PITCH NO CONTROIL du 7 juillet 2007 à Nîmes!
Les Dragon Bals sont devenues, en 15 ans, les évènements Electro/Techno de référence dans le Sud de la France, et c’est grâce à vous si l’aventure continue !
En Février 2008, nous fêterons ensemble nos 15 ans de passion, de rencontres et de fête !
Un grand merci à tous les artistes avec qui l’épopée DB a débuté :
Miss Kittin, Miloch, Paul, Patrice Moore, Max le Sal Gosse, Strat, Willy, Xavier, Jack de Marseille, Dj Ralph, Kriss, Garfield, Tony, Nico, St Jean, Dj tal, Torgull, Al, Steph, Willyburne, J.Rob, Stephanovich, Jennifer Cardini, Xavier, Escalofrio III, Frederic de Vas, Pix, Cedrix, Alex, Brain Washer, Chris, Olive, Graig, Lady Barbarella, Roussia, Sex Toy, Ilana, Laure Davelon, Ozvald, Goggle, Dri’x, Manu le Malin, Tejas, Freex, Juan Atkins, Guil’s, Julie, Virtual age, Miss Monica, Kortex, Dag, Colin Dale, Xi Spirale Tribe, Joker, Altraïr, Solar Quest, Lunatic Asylum, Nikoff, Laurent Ho, Ultracolors, David Carretta, Virtualian, Liza N’Eliaz, Freak, Noise Creator, Randy, Brain Bruiser Pat, Koink, PCP, Chappy The Plumber, Hardcoholics, Sonic Dragolgo, Alex K, Aladin, Buterfly, Guart, Laure d’Avalon, Teja, Kafra, Zani, Silicium, Tim Baker, Dave Clarke, Tiga, Jori Hulkkonen, Paul, Woody Mc Bride, Slam, Med’in Mars, Funk D’Void, The Advent, Flow, Hardfloor, Kiko, Play Paul, The Hacker, Savas Pascalidis, Anthony Rother, Reinhard Voigt, Ada, Kiki, Silversurfer, Bloody Mary aka Maryjane, Kero, Carl Craig, Alexander Kowalski, Nicolas Cuer, Oliver Lieb, D.Diggler, Killian’s, Marco Woods, Ellen Allien, Paul Kalkbrenner, Adam Beyer, Richard Bartz, Johannes Heil, Modeselektor, Tekel, Olivier Valles, Pier Bucci, Tomas Anderson, Lee Van Dowski, Zombie Nation, Nhar, C Denza, Damian Lazarus, Urbanchild, Miss Airie, B-Cult, Chloe, Dyed Soundorom, Thomas Schumacher, Mark Broom, James Holden, Gregor Tresher, Niko, Gallou aka B Process, Street N’Leit, Nicolas Cuer, Speddy J, Umek, Pan Pot, Anja Scneider, Ben Klock, Smash TV, Zander VT, Sascha Funke, Tonio et Kevin Scherschel...
Un grand merci à tous les amis de Flavor et Dragon Bal :
Nicolas, Xavier, Sylvain, Danielle, Mathieu, Guillaume, Renaud, Eric, Flavie, Fran,
Emilie, Magali et le petit Nathan, Salah, Flo, Grenouille, Jacques, Nini....
A3 Sécurié, Dark Dog, Sound Systeme, Massilia Surf Shop, SLS, La FNAC, VIRGIN,
US Army, Stock, DSA 13, Pinguins Records, Body Steel, Trax Magazine, What'?,
Nous, Legalize Party, Iden Mag, Connection, Tilllate, Electropeople, Nuloop,
Elerc, Turquoise Voyage, Be-Radio, Chillout Web Génération, LeSudByNight, La Villa
Rouge, Le Bar Live, Le Studio 88, Ib Store, Pulse Coiffeurs Urbains, Quasimodo,
ClubXtrem, SouthParty, Event's, Coda, Nîmes Métropole, Le Conseil Général du Gard,
La Ville de Nîmes...
Magnet Booking Booking, Cocoon, Modelisme, DataPunk, Kompakt, B-Pitch Control,
Eva, Impulsif, GoodLife, Primary, Kne'Deep, PlayHouse, Decked out !...
Merci à toi, public, pour ta présence. Tu es la force qui nous permet d’avancer toujours plus loin, toujours plus haut.
N’en doute pas : le meilleur est encore à vivre ; les plus belles pages restent à écrire….